L’Aigle
J’ai pénétré profond derrière le sombre miroir
D’un regard sans âge, témoin des sites enfouis
Et en longues mélopées s’est élevé le cri
Des entrailles de la terre au soleil de gloire
Et la source de feu dans les fibres frémit
Murmure et me conte nos lointaines histoires
Goutte d’eau qui vacille dans l’émerveillement
Fécondant dans le cœur son amour d’antan
Et surgit en nos mains, venue des nappes souterraines
L’antique Table de pierre à l’hermétique dessin
Que le Maître de Forge recréât dans la plaine
Pour que le fils de l’homme connaisse son destin
Et nos ailes se chantent et s’épousent en secret
Dans l’unique bruissement du Verbe revécu
Loin des marches du temple, au seuil Paraclet
Elles reliront ensemble le chemin parcouru
Et les cloches des Mondes appellent à l’univers
Rejetant à jamais la gargouille de pierre
Inondant de magie les grandes roues de lumière
Pour que l’aigle rejoigne la demeure de ses Pairs
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