A.Glazuonov « L’oiseau de Feu Baguier 1929
L’oiseau de feu
L’harmonie palpite au bord de la falaise
L’oiseau blanc respire au bord de son aile
Le vent froid des blanches cimes sculpte la glaise
Qui recueille en prière la trace de Samuel
Arrête-toi là … et de ton œil devenu immense
Noie la mer et reprends l’éclat de tes matins
Pour tisser de lumière ton manteau d’errance
Et chausser à ton pied sandale de satin
L’Orient ouvre sa face et ta montagne te quitte
Le soufre et l’éther proclament les épousailles
Le Nord et le Sud entonnent l’ineffable rite
Des pôles inconnus qui fêtent les retrouvailles
Toi l’homme crucifié aux sanctuaires de la terre
Tes cheveux de lumière se répandent à la mer
À genoux sur ton cœur, reprends à l’univers
L’oiseau de feu qu’il gardait aux enfers
